Quand je l’ai rencontré, il m’a dit qu’il était en train de divorcer.
« Pour l’instant, je suis légalement séparé, mais la procédure de divorce est presque terminée.

La seule chose qui la retarde, ce sont mes problèmes financiers », expliquait-il.
Il a aussi dit que ses soucis d’argent rendaient difficile pour lui de déménager.
Il vivait toujours avec sa femme et leurs deux enfants malgré leur séparation.
J’ai cru son histoire.
J’ai même eu de la compassion pour lui.
Au fil du temps, à force de discuter et de mieux nous connaître, j’ai commencé à l’aimer bien.
Je le voyais comme un homme bon qui essayait de se relever après l’effondrement de son mariage.
Je voulais être là pour lui.
Malgré mes sentiments, j’ai hésité quand il m’a demandé d’être sa petite amie.
J’avais une règle : je ne sortais avec quelqu’un que si j’étais sûre de l’épouser.
Ici, c’était le cas où j’étais amoureuse d’un homme encore marié.
Il comprenait mes réserves et m’a assuré que ça ne poserait pas de problème.
« Donne-moi juste quelques mois.
Je vais réunir de l’argent et finaliser la procédure de divorce. »
Finalement, j’ai cédé et nous avons commencé à sortir ensemble.
Tout allait bien, mais j’attendais sans cesse qu’il me dise qu’il avait enfin mis un terme à son mariage.
Ça n’est jamais arrivé.
Des jours et des mois passaient, sans nouvelles.
Parfois, quand nous étions tranquilles, je lui demandais : « Quoi de neuf dans ton mariage ? » Ses réponses restaient toujours les mêmes : « Je suis officiellement et légalement séparé, mais toujours marié. »
Chaque fois que j’entendais ça, un flot de déceptions m’envahissait.
La plupart de ces sentiments étaient dirigés contre moi-même.
Comment avais-je pu me retenir toutes ces années pour finalement me donner à un homme qui retardait son divorce ? Toute ma vie, je n’avais jamais fréquenté ou été intime avec quelqu’un avant lui.
Deux ans après le début de notre relation, il était toujours séparé.
À ce moment-là, je me suis assise avec lui et lui ai dit : « Je ne te force pas à m’épouser, mais je ne peux plus sortir avec toi tant que tu es encore marié.
Ça me fait passer pour la maîtresse, et ce genre d’amour bon marché, ce n’est pas pour moi. »
En plus de cette histoire de séparation, j’ai trouvé des messages sur son téléphone qui ne m’ont pas plu.
Il commentait les photos de ses amies avec des mots comme « Sublime » ou « Éblouissante ».
Je trouvais inapproprié qu’il dise ça à des personnes avec qui il n’était pas intime.
Certaines étaient même mariées.
Quand je l’ai confronté, il a dit : « C’est comme ça que les millennials interagissent entre eux.
Il n’y a rien de mal à ça.
C’est toi qui y mets trop de sens.
Arrête d’être si insecure. »
Bref, je suis partie.
Maintenant, il fait comme si c’était moi qui l’avais quitté alors qu’il avait le plus besoin de moi.
Il a emménagé chez un ami et dit qu’il se sent seul là-bas.
Je lui ai dit d’appeler sa femme pour lui tenir compagnie.
Il est contrarié.
Tout ce qu’il fait le fait passer pour la victime dans cette situation et me présente comme l’une de ces femmes nigérianes qui quittent leur homme quand ça devient difficile.
C’est le même gars qui me disait souvent que son ami l’avait conseillé de ne pas épouser une Nigériane.
Alors pourquoi est-il soudainement fâché que sa petite amie nigériane l’ait quitté ?
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Je ne regrette pas d’être partie.
Je ressens juste de la culpabilité d’avoir fréquenté un homme marié.
Dans mon esprit, je présente continuellement mes excuses à sa future ex-femme pour avoir eu une liaison avec son mari.
Ils étaient mariés traditionnellement, légalement et aussi à l’église.
Je me demande s’il y aurait des conséquences légales si elle découvrait qu’elle a été impliquée avec moi avant que leur divorce ne soit finalisé.
Dans tout ça, je m’excuse auprès de moi-même d’avoir baissé ma garde.
Je n’aurais pas dû donner ce que je réservais pour mon mari à un homme marié à une autre femme.
J’espère que Dieu Tout-Puissant me pardonnera aussi d’avoir péché contre Lui.



